Picasso, ou l’imposture artistique

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Picasso, ou l’imposture artistique

Message par Admin le Ven 4 Jan - 16:42

Picasso, ou l’imposture artistique
 par Guillaume Faye

Il était une fois un petit peintre espagnol de qualité très moyenne mais doué d’un exceptionnel génie commercial, on dirait aujourd’hui ”marketing” : Pablo Picasso. Jouant sur le snobisme de la bourgeoisie du début du XXe siècle et avide de succès et de fortune, il fut le véritable père de l’ « art contemporain », nommé aussi « art conceptuel » formidable imposture qui repose sur trois postulats : 1) l’art plastique ne demande plus d’efforts ni de savoir faire technique, encore moins d’inspiration poétique ; 2) il doit reposer sur des ”concepts”, parfois politiques et toujours décalés ; 3) il doit déconstruire l’esthétique et, par subversion des normes et des valeurs, produire des formes laides ou aberrantes.

Mais le point le plus astucieux est le n°1 : le soi-disant artiste n’a plus de travail difficile à fournir, il peut produire à toute allure sans savoir-faire artistique. Et donc gagner éventuellement beaucoup d’argent. Avec une vanité et une autosatisfaction dépourvues de tout sens du ridicule.

L’actuelle polémique sur le Musée Picasso, dans laquelle le Premier ministre, Manuel Valls, est intervenu et où les héritiers du peintre se sont fortement impliqués (pour des raisons financières, évidemment) nous renseigne sur cette sacralisation de Picasso, le pseudo” maître”.

Icône indéboulonnable, génie intouchable, l’imposteur Picasso était le premier à rigoler du génial canular qu’il avait monté. Il était le premier, dans quelques confidences, à ne pas se prendre au sérieux et à se gausser de tous les gogos qui le tenaient pour un génie et qui construisaient sa notoriété mondiale et sa fortune. Salvador Dali lui-même qui se considérait comme un peintre de qualité moyenne, dans une apparente fausse modestie qui n’en était pas une, jugeait son compatriote avec sévérité : un petit peintre, qui aurait complètement raté sa carrière s’il ne s’était pas avec perspicacité lancé dans l’imposture artistique.

Lors de sa première période, dite ”période bleue”, Picasso, qui au moins savait à peu près dessiner, a commis des œuvres moyennes (par exemple, l’Autoportrait, 1901, du sous Van Gogh) mais très en dessous de celles des grands peintres. Il a alors changé son fusil d’épaule, optant pour le gribouillis, le dessin enfantin, facile a faire. Mais avec l’extraordinaire intuition médiatique que son canular allait marcher.

Les surréalistes ont, dans les arts plastiques comme en littérature, parfaitement suivi le chemin de Picasso. Pas de talent, pas de travail, pas d’effort, de l’esbroufe, des relations publiques. César, Jeff Koons, Calder et des centaines d’autres, des plus médiatisés aux plus obscurs, sont les enfants du grand Picasso. Canular, canul-art, art nul.

Ce qui frappe, dans l’œuvre de Picasso, ce n’est pas seulement un travail bâclé mais aussi le parti-pris de la laideur. Le talent artistique est absent ; il est remplacé par le talent conceptuel et médiatique, qui se fait passer pour de la ”sensibilité”. ll était, par exemple, bien incapable de faire un portrait ressemblant, de peindre des ombres, un regard, un drapé, un clair obscur ; incapable de rendre une atmosphère. Tout est dans les à-plats de couleurs et les schémas à gros traits, les graffitis avec des distorsions de formes faciles, répétitives et sans originalité. Et ne parlons pas des ”sculptures” de Picasso qui, plus encore que ses toiles, manifestent une nullité volontaire, une laideur provocante de la part d’un homme cynique qui se moquait du monde.

Aucune des œuvres de Picasso ne fait rêver et n’accroche l’imagination. Devant une huile de Van Dick, de Rembrandt ou même de pompiers du XIXe (si injustement décriés) comme Jules Joseph Lefebvre, on reste un certain temps à les contempler. Devant des cimaises où sont accrochés des Picasso, indigents et difformes, les foules défilent en jetant de brefs regards. Aucune émotion d’en émane.

D’ailleurs, une évidence, que bien peu de critiques relèvent, démontre l’imposture picassienne : le nombre pharamineux des ”œuvres”, toiles ou dessins. La collection des réserves du musée occupe plus de 1.000 mètres carrés, et encore ne s’agit-il que d’une petite partie de la production stakhanoviste de l’”artiste”. Un tel quantitativisme est, dans tous les domaines de la création, incompatible avec la qualité.

Picasso est donc l’emblème inaugural de la gigantesque blague de l’art contemporain, nouvel art officiel politiquement correct et divinisé, devenu, de plus, d’un académisme et d’un conformisme affligeants. Le scandale de ce dernier n’est pas seulement l’explosion des prix d’œuvres nulles, souvent commandées ou achetées à prix d’or par les musées et les pouvoirs publics, qui font l’objet d’une spéculation internationale. C’est aussi la mise sous le boisseau des véritables artistes contemporains dont le travail et le talent ne sont pas reconnus.

Aujourd’hui, n’importe quel artiste complètement stérile mais bien en cour peut exposer et vendre, sans aucun savoir-faire ni talent, son ”concept”, comme on le voit chaque année à la FIAC (Foire internationale de l’art contemporain), temple du mauvais goût et du naufrage artistique. Cette absence de créativité, proportionnelle à la vanité et à la cuistrerie des ”artistes”, se retrouve aussi dans la littérature et dans l’architecture. Jusqu’à quand, cette barbarie ?
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Re: Picasso, ou l’imposture artistique

Message par Admin le Ven 4 Jan - 16:45

Guillaume Durand et l’art contemporain : rigolades

2 février 2014 par Guillaume Faye



Luc Ferry, dans Le Figaro du 24 janvier, se gaussait à juste titre de l’imposture de l’”art contemporain”, mélange de spéculation financière et d’absence de talent. Il critiquait notamment l’exposition et la vente à la FIAC d’une Ferrari accidentée présentée comme une œuvre d’art. par un imposteur/spéculateur et vendue à grand prix. Là dessus, le téléman Guillaume Durand lui répond dans Le Figaro du 29 janvier, par un article (« Art contemporain, réponde à Luc Ferry ») fort courtois mais empreint d’une rare bêtise et surtout d’une méconnaissance profonde de l’art, typique de cette classe médiatique prétentieuse et à la culture superficielle.
Dans un style alambiqué et peu clair, le présentateur explique avec suffisance que cette performance d’art contemporain (une voiture accidentée) est bel et bien de l’art, comparable à l’art ”moderne”, anti-académique,  semblabe aux démarches de Picasso, de Monet, de Van Gogh, etc,. parce cela fait évoluer le goût et brise les normes. Durand ne comprend tout d’abord pas que l’art contemporain de la FIAC est le summum du conformisme, de l’académisme et de la spéculation. Il réagit en gogo/bobo snob, comme l’acheteur François Pinault, type même de l’inculte fasciné par la fausse transgression. Il n’a rien compris à la notion de modernité dans l’art.
Et surtout (son article, involontairement comique, mérite de figurer dans une anthologie ”Bouvard et Pécuchet”) Durand ne saisit pas ce qu’est au fond l’art, comme d’ailleurs tous les admirateurs de l’”art contemporain”, dont le terme même est d’ailleurs mensonger.  L’art, c’est d’abord le talent et le travail de l’artiste, autour d’une représentation esthétique, qui peut évidemment varier. Mais exposer une bagnole accidentée, concasser des tôles (César) ou se livrer à d’innombrables simagrées du même type, ne relève pas du talent et du travail de l’artiste, mais d’un concept. (1) On parle d’ailleurs d’”art conceptuel”. Il s’agit d’une pure et simple imposture qui repose sur les attachées de presse, sur la spéculation mercantile et qui propulse sur le devant de la scène non pas des talents artistiques mais des plaisantins businessmen cyniques.
L’ ”art contemporain” ou art conceptuel, est l’aubaine des incapables. C’est l’art-cucul, l’art nul, pour tout dire le canul-art, ou canular. Le gribouillis, le n’importe quoi, pourquoi qu’ils soit médiatisé, grâce à des appuis. (2) L’artiste et son travail de la matière et de l’esprit n’existent plus.  Triomphe de la pub, du snobisme et des gentils incultes. Le drame, c’est que cette dictature de l’art conceptuel ou contemporain occulte les vrais créateurs, les vrais artistes talentueux et travailleurs au profit d’une caste protégée et entretenue d’imposteurs et de charlots bien en cour. Les vrais créateurs sont devenus les dissidents de l’art et n’exposeront jamais à la Fiac et ne bénéficient pas des commandes de l’oligarchie ni d’un marché de l‘art dominé par ce que le capitalisme spéculatif possède de pire – bien que l’immense majorité des pseudo artistes du canul-art contemporain se réclame de la gauche.  
L’art se caractérise par l’humble effort de l’artiste, son savoir-faire appris, sa modestie, son intuition esthétique, son mépris des modes, son inspiration. Le pseudo-art conceptuel ou ”contemporain” (que Durand confond avec l’art moderne) ne délivre ni  ”message”  ni esthétique mais une simple cuistrerie. Le fait de présenter une voiture accidentée ou une lunette de WC peinte en rose ou n’importe quoi du même acabit ne relève absolument pas d’une démarche créatrice et artistique mais d’un calcul cynique d’incapables, aidés par la coalition des spéculateurs et des intellectuels incultes et Trissotins. 
(1)Le ”concept” a toujours été le précepte des nuls. Seul le ”métier” a de la valeur.
(2)Les exemples de Jeff Koons ou de J-M. Basquiat sont parlants : leurs canulars s’échangent sur le marché à des prix bien supérieurs à Van Gogh.
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